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SP/CNLS présente les résultats d’une étude sur les HSH
Le lundi 12 juillet 2010, le Secrétariat Permanent (SP) du Conseil
National de Lutte contre le Sida et les Infections Sexuellement
Transmissibles (CNLS-IST) a rendu publics les résultats d’une
étude réalisée sur les Hommes ayant des rapports Sexuels avec
d’autres Hommes (HSH). Les travaux ont eu lieu à l’hôtel Ibis
à Lomé.
L’atelier de partage a été organisé par le SP/CNLS-IST qui a commandité
une étude avec l’appui financier du PNUD et de l’ONUSIDA dans
huit villes du Togo auprès de 630 HSH. La rencontre avait pour
but d’échanger avec les principaux acteurs de lutte contre le
VIH de même que les décideurs, partenaires au développement et
leaders communautaires et religieux du pays les résultats saillants
de cette étude. L’étude a essentiellement fait une analyse situationnelle
sur la problématique des minorités sexuelles et le VIH/sida dans
le contexte du Togo dans les villes de Lomé, Tsévié, Atakpamé,
Sokodé, Kara, Kpalimé, Aného et Dapaong.
Le Togo comme d’autres pays africains a compris que pour une riposte
efficace au VIH, il est nécessaire de prendre en compte la cible
des HSH. Lors de la Troisième Session du CNLS-IST tenue le 18
décembre 2009 à Lomé, le Président de la République a appelé à
mettre en place des stratégies qui prennent en compte toutes les
minorités sexuelles. « Aussi, devrons-nous mettre en place des
programmes qui prennent en compte la prévention de la tuberculose
chez les personnes infectées par le VIH, la prévention de la transmission
chez les consommateurs de drogues, et la prévention de la transmission
chez les Partenaires Homosexuels ».
Dans son discours d’ouverture, le Ministre de la santé, Komlan
MALLY, a fait remarquer que l’étude a permis l’établissement
d’une cartographie des HSH au Togo, et aussi « d’évaluer le niveau
d’organisation de cette population et le type de réseautage qu’elle
a mis en place. »
Pour le Coordonnateur National du SP/CNLS-IST Abi Tchao
TAGBA, « l’objet de cette étude n’est pas de reconnaître
l’existence de telles pratiques sexuelles chez une catégorie de
concitoyens, mais d’envisager des programmes de prévention à leur
endroit » puisque cette population est considérée comme vecteur
de la transmission du VIH, à partir du moment où les HSH mènent
des activités sexuelles entre eux mais aussi avec les femmes et
sont clandestins. |