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ATELIER DE RENFORCEMENT DES CAPACITES DES PARLEMENTAIRES SUR LA LOI PORTANT PROTECTION DES PERSONNES EN MATIERE DE VIH/SIDA AU TOGO
Du 06 au 07 juillet 2010 s’est tenu, à l’hôtel CRISTAL à Kpalimé, un atelier sur le renforcement des capacités des parlementaires sur la loi n° 2005-012 du 14 décembre 2005 portant protection des personnes en matière de VIH/sida. Cofinancé par l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) et le Secrétariat Permanent du CNLS-IST, l’atelier a regroupé une cinquantaine de Parlementaires et de personnalités impliquées dans la lutte contre le sida au Togo.
Cet atelier a pour objet de sensibiliser les parlementaires sur la version améliorée de la loi n° 2005-012 du 14 décembre 2005.
En effet, c’est depuis le 16 septembre 2009, que le Gouvernement a adopté l’avant-projet de loi, modifiant la loi n°2005-012 du 14 décembre 2005 portant protection des personnes en matière du VIH/SIDA. Cette loi déposée sur la table de l’Assemblée Nationale devrait être votée par les députés.
Le communiqué du Conseil des Ministres publié par le 16 septembre 2009 précisait : « Les modifications améliorent le cadre juridique régissant les actions et comportements face à l’épidémie en prenant en compte notamment l’approche genre, l’éducation thérapeutique et les directives internationales dans la mise en œuvre des programmes d’information, d’éducation et de communication en matière de VIH ».
C’est tous ces aspects que les Députés devaient découvrir et comprendre.
Les travaux de l’atelier ont démarré le mardi 06 juillet 2010
par une cérémonie d’ouverture. Au cours de cette cérémonie, les
participants ont eu à écouter plusieurs allocutions et interventions.
La première est celle du Préfet de Kloto. Monsieur ALLAGBE
Bayedjê a tout d’abord souhaité la bienvenue aux participants.
Il a ensuite remercié les initiateurs pour le choix de Kpalimé,
chef-lieu de la préfecture de Kloto. Pour finir, il a émis le
vœu que les discussions de fond permettent d’aboutir
à des résultats concrets par rapport au sujet.
Le deuxième intervenant est le Coordonnateur du Réseau VIH/sida
à l’Assemblée Nationale. L’honorable NAMBOU Yaowaï
a d’entrée de jeu rendu hommage aux hautes autorités du pays et
aux partenaires. Il a poursuivi en indiquant que la discrimination
et la stigmatisation, dues au VIH/sida entravent le développement
de nos populations, d’où la mise en place de ce cadre juridique.
Le député NAMBOU a pour finir invité ses collègues
à prêter une attention particulière aux points faisant l’objet
d’amélioration. Le Coordonnateur National du Secrétariat Permanent
du CNLS-IST, Monsieur TAGBA Abi Tchao, troisième
intervenant s’est tout de suite dit confiant quant aux résultats
qui sortiront de ces assises avant de décrire le processus ayant
abouti à l’élaboration de cette loi et de son amélioration. M.
TAGBA a terminé ses propos en saluant la mise en place
d’un réseau parlementaire en matière du VIH/sida. Ce qui pour
lui est l’expression de la volonté des représentants du peuple
de contribuer à la lutte contre le fléau.
L’avant dernier intervenant est le Coordonnateur pays de l’ONUSIDA
au Togo. Le Docteur GNAORE Emmanuel a indiqué
que les restrictions faites aux personnes vivant avec le VIH et
qui les privent de leurs droits élémentaires dans tous les domaines
sont la résultante de la mise en place des textes relatifs à leur
protection.
La série des discours a été clôturée par le représentant du Président
de l’Assemblée Nationale qui a présidé la cérémonie d’ouverture.
Le Secrétaire Général de l’Institution, Monsieur KANSONGUE
Yambadjoi a commencé son intervention par un constat
du Rapport Annuel de l’ONUSIDA 2009 selon lequel « nous pouvons
supprimer les lois punitives, les politiques, les pratiques, la
stigmatisation qui bloquent les risques efficaces au sida ».
Concernant la loi en question, il a été indiqué qu’elle a été votée il y a cinq ans et son processus de révision a été entamé il y a deux ans. Il était donc nécessaire pour les députés de comprendre le processus, maîtriser le sujet et écouter également ce qui se dit à ce sujet.
Les consultants à cet atelier ont répondu aux préoccupations sur les raisons de la révision de la loi n° 2005-012 du 14 décembre 2005, la compréhension de l’esprit du projet de modification et le rôle du législateur.
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